Le manque de temps libre n’est pas véritablement un obstacle à l’activité physique, révèle une nouvelle analyse menée aux États-Unis.

La firme RAND a épluché des données colligées entre 2014 et 2016 par l’American Time Use Survey, une enquête fédérale qui regroupe un échantillon représentatif des familles américaines. L’information provenait de plus de 32 000 Américains âgés de 15 ans et plus. Les chercheurs ont défini très strictement ce qui constituait du « temps libre », par exemple en excluant tout le temps consacré à l’entretien de la maison ou à la famille. Par exemple, le temps passé à faire l’épicerie ou à jouer avec les enfants n’était pas jugé « libre ». En examinant les chiffres par groupes d’âge et ethniques, les chercheurs ont constaté qu’aucun groupe ne disposait de moins de 4,5 heures de temps libre par jour.

Quelques différences ont quand même été notées. Ainsi, les hommes disposaient d’une trentaine de minutes de plus chaque jour que les femmes. Les hommes consacraient en moyenne 6,6 pour cent de leur temps libre à l’activité physique, contre 5 pour cent pour les femmes. Les hommes et les femmes ayant un revenu plus élevé consacraient davantage de leur temps libre à l’activité physique que les moins bien nantis. La majorité du temps libre était plutôt consacrée à différents écrans.

L’auteure de l’étude, la docteure Deborah Cohen, a expliqué dans un communiqué que cela démontre qu’il est « faisable » de convaincre les Américains de faire au moins 20 ou 30 minutes d’activité physique chaque jour. Un niveau insuffisant d’activité physique serait responsable de 8 pour cent des décès annuels aux États-Unis. Seulement la moitié des Américains feraient au moins 150 minutes d’activité aérobique modérée ou intense chaque semaine. Les conclusions de cette enquête ont été publiées par le journal médical Preventing Chronic Disease.

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