Un sondage récent laisse entendre qu’un adulte canadien sur quatre a déclaré avoir consommé du cannabis au moins une fois sur un an en 2019-2020.

Le sondage, mené pour le Commonwealth Fund, une fondation privée de recherche sur la santé, compare les systèmes de santé du Canada à 10 autres pays semblables. En moyenne, 9 % des habitants des autres pays ont déclaré avoir consommé de la marijuana au moins une fois en un an; au Canada, c’est presque trois fois plus. Tracy Johnson, directrice de l’analyse des systèmes à l’Institut canadien d’information sur la santé, n’est pas surprise par ce résultat, puisque le Canada est le seul pays du sondage où le cannabis est légal. Elle croit que les répondants au Canada se sont peut-être sentis plus à l’aise d’être honnêtes au sujet de leur consommation de marijuana. C’est la première fois que ce sondage annuel pose des questions sur la marijuana, l’alcool et le vapotage. On apprend aussi qu’un quart des répondants canadiens ont déclaré avoir bu solidement au moins une fois par mois; la moyenne de tous les pays était de 32 %.

L’enquête a également révélé qu’environ 5 % des Canadiens utilisaient des appareils de vapotage comme les cigarettes électroniques, comparativement à 4 % dans les autres pays sondés. Le sondage a été mené entre mars et juin 2020, la plupart des entretiens ayant eu lieu en mars et avril, au début de la pandémie; les questions portaient sur la consommation au cours des 12 mois précédents. Mme Johnson rappelle ainsi qu’on ne peut tirer de conclusions sur des changement dans les habitudes de consommation en raison de la pandémie de COVID-19. Dans un autre sondage, le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances avait déjà constaté une augmentation de la consommation d’alcool pendant la pandémie.

L’enquête du Commonwealth Fund a également examiné l’accès aux soins de santé, leur qualité et les barrières financières à ces soins. Les résultats à plus long terme montrent que l’accès aux soins n’a pas changé de manière significative au cours des 10 dernières années au Canada, signale Mme Johnson. Une fois que les Canadiens ont un médecin de famille, ils sont satisfaits des soins, dit-elle. Mais l’accès initial à un omnipraticien ou à des spécialistes demeure difficile.Mme Johnson souligne également que l’enquête a révélé le retard du Canada par rapport aux autres pays dans l’utilisation de la technologie en matière de dossiers médicaux.

Crédit photo: Archives.

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