Les francophones de l’Atlantique n’existent pas à Radio-Canada

Monsieur Hubert LaCroix, président directeur général, avec la venue du Festival acadien de Caraquet et du Congrès mondial acadien au mois d’août, qui réunira des Acadiens de partout à travers le monde, nous, de la Chambre de commerce du Grand Caraquet, désirons appuyer les démarches faites par la Société Nationale de l’Acadie en ce qui a trait à la couverture médiatique nationale que Radio-Canada ne fait pas pour les francophones de l’Atlantique.
La couverture médiatique régionale offerte par Radio-Canada Moncton est bonne, mais au niveau national, les francophones de l’Atlantique ne semblent pas exister.
Il est malheureux de constater que lorsqu’on veut des nouvelles de l’ensemble du Canada il faille écouter et regarder le réseau anglais CBC.
Radio-Canada devient alors une cause de l’anglicisation des francophones des Maritimes. Nous savons que la province de Québec et la ville de Montréal ont leur importance, mais les Acadiens et francophones des quatre provinces de l’Atlantique font aussi partie du Canada et paient des taxes pour faire vivre un réseau qui se veut national canadien et qui devrait beaucoup mieux nous servir et nous représenter. 
C’est pourquoi nous réitérons notre appui à la revendication de la Société Nationale de l’Acadie de voir la couverture médiatique de notre région améliorée, dans les plus brefs délais.
Radio-Canada devrait servir de lien entre les francophones canadiens en diffusant l’actualité touchant ces communautés. Nous considérons que Radio-Canada ignore presque entièrement les francophones hors Québec dans sa couverture dite «nationale» pour ne comprendre que le Québec. Nous espérons que votre perspective évoluera de façon à ce qu’à Montréal, comme ailleurs, on puisse comprendre que le financement que vous recevez est pour l’ensemble des francophones d’un pays qui s’appelle le Canada.

RÉGINALD BOUDREAU
président
Chambre de commerce du Grand Caraquet
Caraquet