Dons d’organes: il faut faire plus

Tout le monde veut un meilleur système de santé, même le gouvernement, qui a chambardé la province avec ses réformes au point de soulever une poussière de colère, de ressentiment, même au risque de perdre son avance politique.
Donc, on prend les grands moyens: réduire les coûts astronomiques du système, tout en améliorant le service aux malades. Pour cela, améliorer les régies, augmenter le nombre de médecins et enfin grossir les budgets. Malgré tout cela, persistent les longues listes d’attente, les retards des opérations et des greffes d’organes. On connaît la chanson.
Voilà qu’un journaliste américain (Daniel Asa Rose) nous rappelle qu’il peut y avoir d’autres moyens plus intelligents à notre portée. Il jette sur papier une formule pour améliorer le sort des malades, tellement simple qu’on se demande pourquoi on n’y a pas pensé.
Des milliers de personnes attendent pour une transplantation d’un rein, l’organe le plus recherché au monde. Les statistiques révèlent que sur 85 000 personnes en attente, prises avec la dialyse pendant des mois, sinon des années, au moins 4500 mourront avant de recevoir un rein compatible.
Or il existe une pratique, qui pourrait renverser cette pénible situation: la politique qui régit les dons de l’organe du rein. Une loi pourrait préciser qu’au lieu d’attendre que les gens signent pour léguer leur rein, on tiendrait pour acquis que les gens donnent leur rein à moins qu’ils signent pour le refuser.
D’ailleurs, certains pays tels que la Belgique et la Norvège et l’Espagne l’ont adoptée avec des résultats étonnants. L’auteur termine avec une farce un peu lugubre, à savoir qu’on pourrait en même temps rendre optionnel le port du casque en moto.
Sérieusement, ce qui ramène l’importance du don d’organe. Après avoir joui de nos organes pendant notre vie, nous permettons à d’autres de prolonger la leur.

CORINNE GALLANT
Dieppe