Le premier ministre injustement critiqué

Comprenez-moi bien, il y a plusieurs choses qu’on pourrait reprocher à M. Harper: sa perception d’une «culture collective de défaitisme» chez les gens des Maritimes, l’élimination du programme de contestation judiciaire, etc. Cependant, la controverse récente sur la communion aux funérailles d’État de Roméo LeBlanc à Memramcook est tout simplement inappropriée.
Je suis catholique et je reconnais l’importance du miracle de la transsubstantiation symbolisée par l’hostie. J’appuie la tolérance, et suis en désaccord avec ceux qui ont écrit que «l’hostie n’est qu’une gaufrette» pour les non catholiques. Nous devrions avoir plus de respect pour les symboles des autres croyances.
L’important dans cette histoire est que l’archevêque a servi la communion à M. Harper, et ce dernier dit avoir avalé l’hostie. L’ancien directeur des droits humains pour la province du Nouveau-Brunswick, le sénateur Noel Kinsella se dit en être témoin.
Il semblera sûrement étrange pour certains que je défende le premier ministre. Pourtant, je dois accepter les propos de M. Harper et suis d’avis que de demeurer incrédule ne servirait à personne. Le premier ministre est selon moi un homme de principes qui ne mentirait pas à propos d’un sujet aussi délicat que celui de la sainte communion, sacrée aux yeux des catholiques. Récemment, il a réagi avec respect lorsqu’un de mes collègues, le jeune député Dave Batters, s’est enlevé la vie après avoir souffert publiquement de dépression. Il y a, et il devrait sûrement y avoir, des limites à critiquer des personnalités publiques ou toute autre personne.
Je serais le premier à critiquer le premier ministre Harper pour certaines mauvaises décisions qu’il a prises en tant que chef politique ou pour ses actions ayant un impact négatif sur la vie des Canadiens et Canadiennes.
Toutefois, dans ce cas-ci, je crois qu’il est temps de cesser ces attaques destructives.

BRIAN MURPHY
Député fédéral
Moncton-Riverview-Dieppe