Comment aider le pêcheur de homard?

La crise économique actuelle affecte bien des gens et surtout le pauvre pêcheur de homard.  
Comment peut-on secourir ce professionnel à faire un métier plus rentable, lui qui contribue tellement à la qualité de notre bien-être et à la saison touristique? Et bien, j’ai une idée bien simple à partager avec les lecteurs. Si, dans les restaurants, on pouvait manger du homard à un prix plus raisonnable qu’il l’est maintenant, je crois que cette mesure contribuerait un peu à résoudre le problème.    
Dans certains restaurants de la province, on sert le homard à trente-deux dollars la livre. Quelle part de ce prix le pêcheur a-t-il obtenue? Quatre ou cinq dollars la livre? C’est presque un acte criminel!
D’après moi, cette pratique est abusive et contre-productive. Pour le restaurateur, sa clientèle diminue parce que le consommateur n’a pas les moyens de se payer un tel repas. Pour le pêcheur, le prix demeure trop bas. 
Évidemment, le propriétaire, pour rentabiliser son entreprise, doit réaliser des bénéfices raisonnables. Prenons, à titre d’exemple, le vin servi à la table. S’il paie 15 dollars pour une bouteille et la vend le double au client, je comprends la logique. Cependant, est-il raisonnable qu’il vende le crustacé huit fois plus cher qu’il l’a payé?
En agissant ainsi, le restaurateur voit sa clientèle réduite, sans compter qu’il prive la population d’un si bon produit. Ce faisant, le pêcheur éprouve de la difficulté à écouler son homard ce qui le maintient constamment dans un état de pauvreté.
Qu’en est-il du restaurant qui abuse des prix? Ne court-il pas le risque de se voir obligé de fermer ses portes? L’avidité et l’abus mènent souvent à l’échec!

ALCIDE F. LEBLANC
Moncton