L’éducation avant les baisses d’impôt

M. Roland Haché, en acceptant la responsabilité d’être mi­nistre de l’Éducation, vous avez soufflé un vent d’espoir sur toute la population du Nouveau-Brunswick. L’espoir c’est un peu comme l’énergie, ça nous permet d’avancer, de bouger et de passer en troisième vitesse.
Ci-joint, M. le ministre, les opinions de jeunes enfants concernant l’éducation. L’UNICEF a parrainé un concours destiné aux enfants le printemps der­nier. On leur demandait: l’é­ducation pour toi, c’est quoi? La petite Élodie, Florence et Ju­liette ont répondu ceci: l’éducation c’est un soleil pour la vie, un chemin pour grandir, des fenêtres vers le monde, une porte sur le monde. Fantastique!
D’autres, plus âgés, ont dit: la clé de la liberté, un projet de vie, un idéal de vie, etc. Et vous, M. le ministre, que dites-vous? Nous avons confiance en vos moyens de convaincre le premier ministre et vos confrères ministres et députés de revenir sur la décision de couper 25 millions du budget de l’éducation.
Présentement, M. le ministre, nous avons l’harmonie dans la province et c’est une très bonne valeur. Les manifestations violentes que l’on a connues dans le passé ont laissé des traces qui nous ont fait mal paraître. Faites l’impossible pour résoudre le problème afin d’éviter une grosse crise, selon le dire du président de l’Association des enseignants du Nouveau-Bruns­wick, Marcel Larocque.
M. le ministre, entre sauver 100 $ en impôt, je choisis l’éducation.

ISIDORE DUGAS
Caraquet