Encourager les arts

Non, Caraquet n’a pas honte! Surtout dans le domaine des arts!
Je me dois ainsi de rectifier quelques faits soulevés par mon collègue du Conseil des arts, Benoît Duguay, qui a publiquement pris la défense d’une oeuvre dans L’Acadie NOUVELLE de mar­di 21 juillet. C’est une intention louable en soi.
Le sujet du litige était malheureusement mal connu. Je dois dire que M. Duguay avait tenté de me contacter avant d’écrire sa lettre, probablement pour vérifier certains faits comme il le fait souvent, ayant été journaliste de carrière pour Radio-Canada à Monc­ton. Mais je n’ai pas pu le joindre à temps.
Les faits, c’est que la Ville de Caraquet n’est pas impliquée dans ce dossier. C’est un brave citoyen qui a simplement décidé d’acheter l’oeuvre des propriétaires légaux pour la remettre respec­tueusement à l’artiste qui pourra toujours la revendre ou l’exposer dans un lieu public de son choix. Il arrive quelques fois que des oeuvres publiques soient dépla­cées pour différentes raisons. Dans ce cas-ci, il ne s’agit pas d’un déplacement, mais d’un achat. Nuance.
Depuis sa création, la Ville de Caraquet appuie et encourage les artistes et leurs créations. Elle participe au financement de nombreux festivals artistiques qui s’échelonnent sur toute l’année. Elle se prépare d’ailleurs à ajouter à sa politique culturelle une clau­se prévoyant la conservation des oeuvres extérieures installées sur son territoire.
La renommée culturelle de Caraquet n’est donc pas en cause, ni sa reconnaissance par Patrimoi­ne Canada.
Depuis longtemps, la création artistique est d’une importance capitale pour les autorités de Caraquet, ainsi que pour tous ses citoyens. Ne serait-ce que par la manière dont on les reçoit, tous les artistes qui se produisent à Caraquet, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, le proclament.

Respectueusement
LOUISE BLANCHARD
Membre du Conseil des arts du N.-B.
Ex-conseillère de la Ville de Caraquet
Caraquet