La fin d’un service essentiel

Dans son budget déposé en mars 2009, le ministre Boudreau éliminait les services de médiation fournis par les travailleurs sociaux en Cour familiale.
Le gouvernement libéral abo­lissait ainsi un service essentiel pour plusieurs familles à faible revenu traversant une période difficile causée par une séparation, un divorce ou traitant de la garde des enfants.
Il est intéressant de constater que ce gouvernement avait mandaté un groupe de travail sur l’accès à la justice familiale en février 2008. Le rapport, rendu public récemment, recommande fortement l’augmentation du nombre de travailleurs sociaux en Cour familiale, et que leurs rôles soient élargis. La décision d’éliminer ce service public contredit donc le rapport mandaté par le gouvernement. Les auteurs du rapport sont parmi les plus respectés et brillants experts juridiques et de l’éducation du Nouveau-Brunswick.
Établis il y a plus de 30 ans, ils se sont prouvés essentiels pour les 6000 enfants et familles de la province qui y font appel. Il ne faut pas oublier le rôle majeur qu’ont joué ces services pour réduire le retard à entendre les cas qui peuvent prendre des années à résoudre. Grâce à eux, les enfants ne sont pas oubliés dans un monde en suspens.
Complété en janvier 2009, le rapport n’a été publié qu’en mai. Il semblerait que ce gouvernement ne voulait pas le rendre public avant le dépôt du budget de cette année. Espérait-on qu’on l’ignore? Malheureuse­ment pour eux, la Section locale 1418 s’en est aperçue.
La SCFP 1418 demande au nouveau ministre de la Justice, Mike Murphy, de réintégrer les services de médiation fournis par les travailleurs sociaux en Cour familiale et qu’il en fasse une partie intégrante de la justice familiale. Nous demandons que ce gouvernement appuie les recommandations contenues dans le rapport du groupe de travail payé par les contri­buables.

DENISE LEBLANC
Présidente du SCFP 1418
Grand-Barachois