Accusations sans fondement

À titre de directeur général du Centre culturel de Caraquet et responsable du programme Capitale culturelle du Canada 2009 pour Caraquet, je ne peux laisser passer l’opinion du lecteur de M. Benoit Duguay intitulé «Un geste honteux à Caraquet» sans réagir.
M. Duguay, de toute évidence vous n’avez pas compris que la Ville de Caraquet n’a rien à voir avec l’enlèvement de l’oeuvre Stellaire. Il s’agit d’une question de droit privé. C’était l’affaire de l’Hôpital et non de la municipa­lité. L’oeuvre était la propriété de l’Hôpital, elle a enlevé l’oeuvre, l’oeuvre a été retournée à l’artiste.
Caraquet est la municipalité qui investit le plus dans les arts et la culture par personne au Nouveau-Brunswick. Elle a obtenu la désignation Capitale culturelle du Canada pour une deuxième fois en 2009 et cela n’est pas arrivé par accident. Elle le mérite. Quand vous laissez entendre que la Ville ne mérite pas cette désignation et que les autorités de Caraquet semblent ignorer que l’art est une valeur essentielle pour la qualité de notre environnement, vous faites erreur.
En signant votre texte à titre de président du Conseil des arts du N.-B., vous engagez le prestige de ce Conseil. En laissant entendre dans une tribune publique qu’il ne faudrait pas que la chose vienne aux oreilles du comité de sélection de Capitale culturelle de Patri­moine canadien, vous accusez sans discernement une municipalité et ses citoyens. C’est d’une maladresse incompréhensible. Vos propos contre la Ville sont inadmissibles; on s’attend à plus de retenue et de rigueur de quelqu’un occupant votre poste.

ROBERT G. LANDRY
Directeur général du Centre culturel de Caraquet
Responsable du programme Capitale culturelle du Canada 2009 pour Caraquet