Une attaque sournoise contre l’art

Ça y est, je suis au sommet de la frustration dans cette histoire Stellaire, à Caraquet. Je connaissais déjà la controverse à savoir que certaines personnes n’ai­maient pas l’oeuvre de Suzanne Cormier-Dupuis. Mais de là à l’enlever…
Que certaines personnes n’aiment pas, je n’ai rien contre ça, les goûts ne sont pas à discuter. Et puis qui a dit que l’art était nécessairement «beau»? Et qui a défini ce qui est «beau»? Et qui a dit que l’art ne devait pas soulever la controverse, ou du moins, la discussion? Que Cara­quet, ville autoproclamée capitale culturelle de l’Acadie se débarrasse d’une oeuvre d’art de façon aussi sournoise, et ce (physiquement et temporellement), entre le FAVA et le grand Symposium des arts, cela me dépasse. Mais que de surcroît, Mme Louise Blanchard, en si­gnant «membre du conseil des Arts» défende le point de vue de ceux qui n’osent pas se nommer, de ceux qui se cachent derrière la face d’un avocat pour mener à leur fin leur vision du Caraquet artistique, je n’ose tout simplement pas y croire.
Lors de mes études à l’Université de Moncton, j’ai été témoin de la destruction d’une oeuvre d’art et je peux vous confirmer que l’artiste a été aussi démolie que l’oeuvre par un geste de cruauté gratuit envers une de ses réalisations. Je ne peux que m’imaginer comment se sent Suzanne Cormier-Du­puis. Je tiens tout simplement à lui dire que ce geste ne repré­sente pas le sentiment de tous les gens de Caraquet et que certains de ses citoyens savent encore reconnaître les talents artistiques, même ceux qui ne font pas l’unanimité!
Je tiens à remercier Benoît Duguay de ses commentaires et la Ville de Moncton qui saura exposer fièrement une oeuvre pleine de sens que les gens de Caraquet et certaines précieuses n’ont pas su reconnaître!

JOSÉE DOIRON
Caraquet