La foi et l’argent

Michel J. Cyr
Dieppe

Il semble que c’est toujours de la part de l’évêché que viennent les mots «on ne peut plus trouver les moyens de soutenir la cathédrale», c’est soit de Mgr l’évêque ou de son comptable, M. Langis. Ce ne sont pas les fidèles qui veulent fermer la cathédrale. Un journaliste de l’Acadie Nouvelle devrait venir prendre une photo de la participation aux messes du mercredi matin, ces temps-ci. Il y a près de 300 personnes aux messes. On m’a dit qu’il y avait plus de 100 personnes qui attendaient en ligne pour le sacrement de pénitence, le samedi 3 septembre. Est-ce que les fidèles sentent le danger dans l’air, la fermeture d’une si belle cathédrale?
Ce ne sont pas les protestants, les Anglais ou la Ville de Moncton qui veulent fermer la cathédrale, et j’espère que ce n’est pas les médias et les idées de quelques personnes qui ne participent pas trop aux offices religieux qui prévaudront.
S’il n’y a pas d’argent présentement, qu’on la laisse tranquille, qu’on trouve de l’argent pour la chauffer. J’entends déjà M. Langis dire, comme il l’a dit de nouveau ce matin dans l’Acadie Nouvelle, on n’a pas d’argent pour ça. La cathédrale sera aussi belle dans huit ans qu’elle l’est présentement, et sera encore debout. On nous a dit récemment qu’elle peut durer encore huit ans. Ne peut-on pas prendre un peu de l’argent des revenus des ventes de terrains de ces dernières années pour acheter un peu de mazout?
Depuis quand la foi est-elle une question d’argent? Mgr Arthur Melanson ne pensait certainement pas de cette façon.