La dictature du relativisme

Michel J. Cyr
Dieppe

Jody Dallaire défend l’avortement pratiqué dans nos hôpitaux. Je ne sais pas à quel degré la politique d’avortement du Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont se rapproche des enseignements de l’Église catholique, mais je m’imagine qu’elle ne la suit pas mot pour mot, car il n’y aurait certainement pas d’opposition à ça par le groupe antiavortement de Moncton; là où deux ou trois personnes manifestent démocratiquement, beau temps mauvais temps, avec des pancartes l’autre bord de la rue de l’hôpital pendant 40 jours de suite. La doctrine catholique dit que l’avortement est permis seulement pour sauver la vie physique de la mère.
Deux années de suite, j’étais très fier de me rendre en autobus avec un groupe d’antiabortionnistes à Fredericton devant l’Assemblée législative pour une démonstration pacifique contre l’avortement. Là, des leaders de la lutte contre l’avortement et des membres de la législative du Nouveau-Brunswick, incluant les chefs de partis, s’adressaient au groupe d’une manière positive. Ils proposaient même d’organiser une société d’adoption à Fredericton où tous les enfants non désirés seraient adoptés par la province. Toutes les solutions de Mme Dallaire sont basées sur des techniques d’anticonceptions et non sur les enseignements de la religion. Les enseignements du pape sont guidés par Dieu lui-même.
Le pape Pau VI, dans les années 1960, avait écrit son encyclique Humanae Vitae pour prévenir le mal qui viendrait de toutes ces techniques anticonceptionnelles. C’est-à-dire la promiscuité, le divorce, etc. C’est ça qui est arrivé. Le sexe est partout. On parle seulement de ça.