La SRC, trop «québequisée»?

Hugues Landry
Bertrand

En réponse à la lettre du même titre publié dans l’Acadie Nouvelle du 13 août.
Sans arrêter le travail qui doit être fait pour que l’Acadie continue de rayonner dans le monde, nous devons prendre un temps d’arrêt pour se réjouir de la «déquébequisation» qui est en marche à la SRC.
Outre la présence de l’Acadie et d’autres milieux francophones à l’émission Maisonneuve en direct, l’Acadie Nouvelle fait maintenant partie des journaux utilisés dans les revues de presse de plusieurs émissions.
De plus, des Années lumières à Dimanche magazine, en passant par Les chemins de travers, le nombre d’émissions qui se veulent pancanadiennes ne cesse de grandir.
Quoi qu’on en dise, Montréal demeure la métropole culturelle francophone de l’Amérique. Il n’est pas étonnant qu’avec ses 900 000 francophones et le bouillon de culture qui l’anime, cette dernière ait un poids considérable dans les médias.
Pendant très longtemps, ce poids médiatique a été utilisé par les Montréalais pour les Montréalais. Toutefois, une transformation est en cours. Nous n’avons qu’à penser à l’impact que Radio Radio y a eu pour voir que cette dernière est en voie de s’ouvrir sur la francophonie canadienne.
Montréal devient, peu à peu, le phare de la culture francophone d’Amérique. Il s’agit là du rôle naturel de cette métropole culturelle et, dans cette aventure, la place de l’Acadie est grande ouverte.
Bien que «bon nombre de Québécois n’ont pas pris l’habitude de se rendre dans les autres régions», je puis vous assurer qu’un plus grand nombre encore sont curieux et passionnés de l’autre. Ces derniers ne demandent qu’à découvrir les richesses culturelles de la francophonie canadienne.
La pérennité du français en Amérique dépend, avant tout, de notre capacité à travailler ensemble pour le faire briller! C’est la fierté de notre héritage qui donnera envie à nos enfants de porter le flambeau de la langue. Dans ce combat, nous sommes tous au front.