Un spectacle désolant

Bernard Cormier
Notre-Dame-de-Kent

Le 25 décembre approche et tous les grands magasins ont déjà étalé leurs inventaires de lumières, de décorations et de jouets de toutes sortes.

Ce sont ces mêmes magasins qui ont réussi à transformer le jour de Noël en une pure orgie de consommation, de stress et d’endettement, et pour qui la période des Fêtes est une vraie mine d’or. La plupart d’entre eux l’affirment d’ailleurs ouvertement en disant que cette période peut facilement déterminer si leur commerce va continuer à fonctionner une autre année ou non.

La mascotte de ce carnaval de gaspillage incroyable est un gros bonhomme rouge qui pourrait tout aussi bien être le porte-parole d’un groupe d’obèses anonymes avec son tour de taille extravagant. Son poids ne fait que nous rappeler le gavage que l’on s’impose pendant la période des Fêtes en ingurgitant le plus grand nombre possible de tartes à la viande, de jambon et de desserts plus riches les uns que les autres pour ensuite devoir se mettre au régime et prendre des «résolutions» dès janvier arrivé.

Ce qui n’est rien à côté des montagnes de cadeaux inutiles achetés la majorité du temps avec la carte de crédit et qui, dans bien des cas, seront échangés pour autre chose le plus tôt possible.

Noël est malheureusement la fête qui reflète le plus notre engouement maladif pour la consommation débridée dont nous sommes tous atteints.

Même si l’économie mondiale vacille de plus en plus dangereusement, que les ressources naturelles de la planète s’épuisent lentement, mais sûrement, et que les ménages Canadiens sont plus endettés que jamais, la plupart d’entre nous vont encore une fois se plonger dans cette activité grotesque, comme chaque année en décembre. Quel spectacle désolant!