La révolution par le changement intérieur

Par Bernard Cormier
Notre-Dame-de-Kent

En décembre 2010 est né ce qu’on a appelé «le printemps Arabe». Les révoltes ont commencé en Tunisie, pour ensuite se répandre dans plusieurs autres pays.

En Amérique du Nord, un autre mouvement surnommé «Occupons Wall Street» a vu le jour aux États-Unis et s’est propagé dans plusieurs villes du Canada.

Quand on se révolte, qu’on manifeste ou bien qu’on se bat pour une cause, un drapeau, un pays, une religion, ou bien n’importe quoi d’autre, on a souvent l’impression que nos actions vont amener des changements positifs et durables. Mais les changements obtenus grâce aux révoltes et aux guerres équivalent à peu près à la même chose que lorsque l’on change la décoration intérieure de nos maisons.

De tels changements sont superficiels et trompeurs, puisqu’ils n’affectent que l’apparence générale des choses et n’atteignent jamais la fondation de l’édifice lui-même.

Il n’y a pas si longtemps, on a envoyé nos jeunes Canadiens se faire tuer et tuer d’autres gens en Afghanistan, et qu’est-ce que ça bien pu changer au fin fond des choses? Les talibans sont toujours en place et continuent de faire à leur guise, maintenant que les militaires étrangers partent du pays.

La seule révolution qui peut réellement apporter des changements permanents et durables dans la société est la révolution qui doit prendre place à l’intérieur de chacun d’entre nous.

Tant et aussi longtemps que nos pensées, nos paroles et nos actions seront motivées par la compétition, le matérialisme, la consommation et le soi-disant progrès, le désordre régnera un peu partout et les gens se révolteront ici et là de temps en temps.

Le choix est simple, soit on effectue une transformation intérieure radicale ou bien on continue à se battre entre nous comme de vulgaires charognes qui se chamaillent pour un morceau de viande pourrie.