Paix aux «hommes» de bonne volonté

Par Bernard Cormier
Notre-Dame

L’éditorial du 23 décembre intitulé «Les hommes de bonne volonté» nous fait part des dizaines de conflits meurtriers qui existent un peu partout dans le monde, et l’éditorialiste a tout à fait raison d’attribuer ces conflits au manque de bonne volonté.
Il ajoute que «Les hommes et les femmes de bonne volonté, on peut les compter par milliards, mais leur volonté collective de vivre en paix n’est toujours pas entendue par plusieurs gouvernements de la planète, y compris le nôtre à Ottawa.»
Voilà le problème! On préfère jeter le blâme sur le gouvernement plutôt que prendre nous-mêmes la responsabilité de démontrer de la bonne volonté. Après tout, le gouvernement n’est que le reflet de ce que nous sommes.
La bonne volonté commence par chacun d’entre nous et se démontre par nos paroles et nos actions chaque jour, et non pas seulement pendant le temps des Fêtes. En lisant les journaux durant la dernière année, on pourrait dresser une longue liste de personnes et de groupes qui ont manqué de bonne volonté.
J’oserais dire que les hommes et les femmes qui blâment le gouvernement pour son manque de bonne volonté, on pourrait certainement les compter par milliards. Mais ceux qui prennent vraiment la peine de démontrer de la bonne volonté eux-mêmes dans leur vie quotidienne, ceux-là, ils sont beaucoup plus rares.
De la même façon que l’on construit une maison en commençant par le solage et non par le toit, on doit commencer par démontrer de la bonne volonté chaque jour et non pas attendre que les gouvernements nous apportent la paix sur la terre.
La célèbre phrase n’est-elle pas: Paix sur terre aux «hommes» de bonne volonté, et non, aux «gouvernements» de bonne volonté?