Pauvre Shippagan

Rémi Hébert
Conseiller municipal
Shippagan

Pauvre Shippagan, que va-t-elle devenir si le prochain maire doit faire d’autres augmentations de taxe de 3 ¢, 4 ¢ ou 5 ¢?

Bonne nouvelle pour 2012, les gens de Shippagan vont élire un conseil. Le maire actuel proclame déjà depuis 2 ans son départ. Amen! Je ne crains pas de le dire, je ne lui ai pas rendu la vie facile: j’étais le seul conseiller à l’interroger! Avec Shippagan tatouée sur le coeur, c’est difficile de faire autrement! Poser des questions fait-il de moi un opposant? Dans toute bonne démocratie, il faut avoir une opposition, sinon on appelle ça une dictature.

La «transparence» est peut-être fondamentalement la base de notre différend. Le maire et moi lui avons donné priorité, mais n’avons pas la même définition de cette obligation morale envers les citoyens.

Voici notre legs pour les citoyens de Shippagan: il faut envoyer une lettre à la municipalité, cinq jours avant la réunion mensuelle pour obtenir une réponse; l’un des plus hauts taux d’endettement provincial par personne; une augmentation d’environ 60 % de leur taxe foncière depuis 10 ans; 800 $ par mois de frais de location pour une bibliothèque qui ne nous appartient pas (coût: 300 000 $); une salle de congrès dont nous serons responsables (comme pour la piscine) des frais d’exploitation. Ce seront des montants considérables dépensés en vue d’attirer un «complexe hôtelier» (construction prévue en 2005!) qui est finalement plutôt un «hôtel complexe»!

Est-il normal d’avoir augmenté la taxe (l’un des plus hauts taux des villes et villages du N.-B.) pour une 4e année consécutive (total: 5,45 cents), alors que la Ville vient de recevoir 175 000 $ d’augmentation simplement grâce à son assiette fiscale accrue en raison d’une évaluation foncière provinciale en 2011?

Je n’ai aucune crainte de voir les prochains conseillers travailler ENSEMBLE et avoir un débat d’idées avec plus de respect et dans l’harmonie.