La pauvreté chez les hommes

Bernard Cormier
Notre-Dame-de-Kent

Un article paru dans l’Acadie Nouvelle du 28 décembre nous apprend que «la collecte de fonds pour l’équité salariale Encore debout! a franchi le cap des 50 000 $, sur un objectif de 80 000 $».

Selon la coprésidente de la campagne, «il est essentiel de poursuivre la collecte de fonds pour enrayer l’une des causes de la pauvreté chez les femmes, l’iniquité salariale». Il serait intéressant de savoir s’il existe aussi de la pauvreté chez les hommes et à quel niveau. On semble vouloir sous-entendre que les femmes sont beaucoup plus pauvres que les hommes.

Il serait aussi intéressant de savoir où et comment l’argent amassé par cette campagne va être dépensé, mais on n’en sait rien.

L’article nous dit aussi qu’«En 2012, la coalition poursuivra son importante tournée». Est-ce que les 80 000 $ serviront à financer cette tournée? Est-ce qu’ils serviront à payer des honoraires d’avocats ou d’autres «experts»? Est-ce qu’ils serviront à équilibrer le salaire des femmes qui sont supposément moins bien payées que les hommes?

Comme dans tous les autres reportages concernant l’équité salariale, on nous parle toujours des quatre mêmes types d’emplois. Soit ceux du personnel des garderies, des agences de soutien à domicile, des résidences communautaires et des maisons d’hébergement pour femmes violentées.

On nous dit aussi que «La coalition veut s’assurer que les salaires des emplois à prédominance féminine correspondent à ceux des emplois à prédominance masculine de même valeur».

Il serait intéressant de savoir de quels «emplois à prédominance masculine» on parle ici. Donnez-nous des exemples, s’il vous plaît. Est-ce qu’on compare un emploi de mécanicien avec celui d’une employée de garderie? Un conducteur de camion avec une personne donnant du soutien à domicile? On n’en a aucune idée, puisqu’on ne donne jamais aucun exemple concret.