Les 100 % indignés

Diane Thériault
Bathurst

La chronique de Rino Morin Rossignol parue dans l’édition du 28 décembre m’a plu par son côté humoristique et «unbelievable».

L’événement le plus marquant, le phénomène des indignés de l’Amérique du Nord, a provoqué une vive réaction. Le pourcentage exorbitant de 99 % de la population qui se retrouve sous l’emprise du minime 1 % de riches sur la planète est une injustice aberrante. Comme le dit l’expression, «plus que ça, tu meurs»!

Là où je ne suis pas d’accord, c’est lorsqu’il est mentionné que des occupants sans-abri, des mésadaptés sociaux, se sont ajoutés aux indignés protestataires. Ce sont les indignés qui se sont introduits chez les sans-abri en descendant dans les rues, donc chez eux.

Ces soi-disant déchets de la société, ces mésadaptés sociaux, sont plutôt des 100 % indignés, car ils n’ont plus leur place dans cette société de capitalistes dévorés par une soif inhumaine d’argent.

Personne au monde ne désire un banc de parc pour remplacer son lit douillet, et encore moins fouiller dans les poubelles pour manger des restants de table (chose que les sans-abri ne possèdent pas).

J’estime que ces supposés intrus méritaient bien ces abris de fortune, ces cafés chauds et ces sandwichs des 99 % de la population indignée.