Je suis écoeuré de la politique du mépris

Alcide F. LeBlanc
Moncton

Les primaires aux États-Unis ressemblent étrangement aux tactiques employées par les conservateurs de Stephen Harper. Les candidats se plaisent à utiliser les coups bas ou à employer des messages de nature négative pour discréditer leurs adversaires et abattre leur réputation et leur intégrité. On n’essaie pas de vendre ou d’expliquer les programmes.

Tant au Canada qu’aux États-Unis, l’électorat est très peu intéressé par ce genre de mépris, ce qui expliquerait en grande partie le désengagement des électeurs à se rendre aux urnes, tandis que dans d’autres pays, les citoyens risquent leur vie pour exercer ce droit et mériter la démocratie.

Certains de nos politiciens font de la politique sale et les conservateurs fédéraux en sont de grands spécialistes, comme on a pu le constater lors des deux dernières élections au pays.

Avant même, et pendant le déclenchement des deux dernières élections fédérales, et cela pendant six mois, par la publicité malsaine, le Parti conservateur a détruit la réputation de Stéphane Dion et celle de Michael Ignatieff.

Eh bien, cela est appelé à disparaître. Helena Guergis, l’ancienne ministre fédérale dans le gouvernement conservateur, a décidé d’attaquer le premier ministre, le Parti conservateur et d’autres personnes. Elle réclame 1,4 million $.

Pourquoi emploie-t-elle cette approche? C’est que sa réputation personnelle a été entachée par des allégations fausses et mensongères de la part de son chef. On sait que l’enquête menée par la police nationale n’a nullement trouvé la moindre inconduite de la part de cette femme.

Remportera-t-elle une victoire? Je l’espère de tout coeur.