Pas de blâme

Mario Boudreau
Petit-Rocher

En réponse à la lettre envoyée par Bernard Blanchard dans la section Mon opinion de l’édition du 18 janvier, et titrée «Le respect dans les sports».

J’étais présent à la partie de hockey de l’École secondaire Népisiguit (ÉSN), qui a battu l’équipe de l’école Marie-Esther de Shippagan 26-0, et je ne pense pas qu’il y ait lieu de mettre le blâme sur les entraîneurs des Rebelles.

Il faut comprendre que les Rebelles de l’ÉSN, qui aspirent à un premier championnat provincial à vie, ont le désavantage, versus les autres équipes fortes de la province, de jouer dans une conférence où les équipes sont toutes beaucoup plus faibles qu’eux. Et les résultats des autres parties l’indiquent très bien.

Donc, dans cette optique, l’entraîneur a un gros défi: celui de garder ses joueurs motivés en tout temps. Ceux-ci doivent garder des habitudes d’intensité, pour lorsqu’ils affronteront des équipes plus fortes dans les tournois et au provincial. Ce n’était pas la première «dégelée» de la saison que l’ÉSN a fait subir aux autres équipes. Il y a eu des résultats de 18-5, 12-0, 9-1, etc.

Pendant la fameuse partie du 12 janvier, il n’y a pas eu d’effort suprême pour compter le plus de buts possible. Il n’y a eu que 40 lancers au but et les joueurs de l’ÉSN faisaient même plus de passes qu’à l’habitude, même si en certaines occasions un lancer au but aurait été beaucoup plus efficace qu’une passe.

En parlant avec un joueur de Shippagan qui était blessé, celui-ci m’a dit que ses coéquipiers étaient très intimidés de venir jouer contre l’ÉSN et qu’ils n’étaient juste pas là.

Après avoir vu jouer l’équipe de Shippagan lors de cette partie, je ne pense pas que les joueurs de l’ÉME ont joué à 100 % de leur capacité et que le gardien de but a eu son meilleur match, ce qui aurait pu limiter les dégâts.