Un recteur éclectique acadien

Par Anna Girouard-Goguen
Sainte-Marie-de-Kent

Le rêve de voir l’Université de Moncton devenir autosuffisante avec les dégrèvements fiscaux des petites entreprises acadiennes de Jean Cadieux se réalisera-t-il? Vrai! La majorité des universités à l’est du Canada vivent de l’inscription d’étudiants étrangers. Exploit international pour Moncton! Certains cours sont-ils encore enseignés en arabe ou en anglais devant le peu de francophones? Veut-on se débarrasser des Acadiens souches?
Ayant déjà présenté le projet de l’Académie des Sciences acadiennes à divers départements de l’Université de Moncton et au recteur, Yvon Fontaine, l’accueil est resté bouché à toute réforme. Pourtant, à l’invitation du dévoué fondateur Clément Cormier, Mon frère Olivier LeBlanc est écrit et il prouve l’importance de la science de la coopération universelle, solution palliative aux émigrés du monde. Où sont les inventeurs, les Alvin Brun (Can Air) les Thériault (Esperanto), etc.? L’université oublie-t-elle de faire un suivi des exploits de ses étudiants? Où est le Musée Antonine-Maillet? Qu’advient-il des précieux documents du Centre d’études acadiennes? Pourquoi l’histoire acadienne se cache-t-elle sous le tapis de l’étude de la colonisation de la France et de l’Angleterre? Néanmoins, bravo au doctorat en médecine! Y aura-t-il un doctorat en science acadienne? En nommant un recteur dépourvu de l’âme acadienne, sans la jovialité innovatrice de Champlain, notre université sera-t-elle vouée à disparaître? Quel éclectique acadien aura la force d’un Louis Robichaud pour viser la survie de l’unique université acadienne du monde?