Tempérer la tyrannie des enquêteurs

Claude Snow
Caraquet

Les enquêteurs du ministère du Développement social sont des agents de l’État qui, dans leur zèle, se livrent souvent à des débordements. Le recours à l’intimidation, aux inquisitions et à l’extorsion sont chose courante. Profitant de la nervosité des gens, ils leur font signer des déclarations sous le coup de la peur et de la contrainte, sans leur remettre une copie de leurs déclarations, tout cela sous peine de mettre fin à l’aide au revenu s’ils ne se conforment pas.

Les enquêtes obscures qui se font sous le déguisement d’une «simple vérification de routine», et qui sont exécutées avec une ardeur incroyable, ont un effet perturbateur sur les personnes souffrant de troubles mentaux, qui sont les plus vulnérables dans la société. La crainte de perdre leurs bénéfices est suffisante pour les traumatiser et causer une prise en charge psychiatrique. Ces personnes sont fragiles et il en faut peu pour qu’elles deviennent extrêmement anxieuses et bouleversées.

La dernière initiative du ministère, qui a centralisé l’unité d’enquête et établi un Programme de recouvrement – en récupérant les remboursements d’impôt pour repayer les montants prétendument versés en trop – a certainement fait monter la tyrannie un cran de plus.

Au nom d’un meilleur équilibre, nous recommandons au gouvernement de diminuer les contrôles excessifs qui affectent négativement l’équilibre psychologique des gens. En remplaçant ces mesures par des services personnels accrus aux personnes dans le besoin, il réussira ainsi à établir des formes de contrôle plus humaines et plus dignes d’une société comme la nôtre.