GRC et Shippagan: le maire est responsable

Par Gilbert Blanchard
Shippagan

Un conseiller municipal est-il plus important qu’un maire ou un vice-premier ministre du Nouveau-Brunswick? Voilà la question que je me pose à la suite de l’article du 27 février concernant les propos du maire de Shippagan vis-à-vis de l’entente avec la province pour le remboursement de la dette envers le service de la GRC dans sa municipalité.
Qu’est-ce qu’un conseiller aurait supposément dit de si important pour que la négociation avantage le gouvernement provincial au détriment de la municipalité?
Pourquoi alors, s’il n’avait pas de contrat avec la GRC, la province n’a-t-elle pas envoyé une facture pour les deux émeutes qui ont eu lieu à Shippagan depuis 1999, puisque ce service de l’antiémeute de la GRC n’est gratuit que lorsqu’on a d’abord un contrat? Le dossier était déjà perdu d’avance!
Je pense plutôt que le maire essaie de transférer le blâme sur le dos de quelqu’un et faire porter le chapeau à l’un de ses conseillers.
Il oublie de mentionner qu’il était le responsable de la Sécurité publique de 2001 à 2004 alors qu’il était conseiller municipal. Si l’on fait le compte, cela lui a pris presque 11 ans pour finalement régler le litige. Je pense que le maire est plutôt lui-même le responsable de l’échec des négociations.
Je pense que le vice-premier ministre et le Parti conservateur ont leur part de blâme et de négligence de n’avoir jamais voulu régler dès les premières années, alors qu’ils étaient au pouvoir à partir de 1999 jusqu’en 2006.
Rappelons-nous que c’est le Parti libéral qui a réglé le dossier de la Caisse populaire en 2006, alors que le député de Shippagan aurait pu le faire bien avant. Au contraire, bravo au conseiller, si l’histoire est vraie, qui a certainement voulu que ce dossier cesse d’être en négociations et de le régler une fois pour toutes!