Une pierre au cou de la province

Dallas McQuarrie
Saint-Ignace

Le déficit du Nouveau-Brunswick se compare bien à une pierre au cou de la province. Le gouvernement dit qu’il faut couper. Il dit ne pas pouvoir embaucher d’autres enseignants ni payer mieux les infirmières. Il n’y pas d’argent pour la formation au travail. Il ne peut plus investir nulle part, que ce soit dans les routes, dans l’énergie renouvelable, etc.

Avant 2008-2009, la province n’avait pas de déficit. C’est l’année où le gouvernement libéral introduisit des réductions d’impôt injustes. Ces compressions ont fait en sorte qu’une personne gagnant
150 000 $ par an économisait la somme de 1480 $ de plus en impôt. Cela est presque 100 fois plus que les 16 $ qu’épargnait la personne ayant un revenu taxable de 15 000 $.

Ces réductions d’impôt accomplissaient le contraire de la légende de Robin Hood: prendre l’argent des pauvres, en réduisant les services, et le donner aux riches sous forme de généreux remboursements d’impôt. Dans le même ordre d’idée, le gouvernement libéral diminua les impôts des corporations de presque 40 %, les faisant passer de 13 % à 8 %. La facture du déficit nous a ensuite été refilée. L’argent qui aurait dû servir à aider les gens dans le besoin fut plutôt donné aux amis corporatifs.

Si le gouvernement Alward veut réellement se défaire du déficit – et le faire d’une manière juste -, il peut le faire en quelques jours. Tout ce qu’il doit faire, c’est de retourner le Nouveau-Brunswick aux mêmes taux d’imposition en vigueur en 2007-2008, l’année précédant la création du déficit par le gouvernement libéral.

Hélas, le gouvernement Alward a prévu qu’il y aurait un déficit. Comme les libéraux, il a décidé de donner de l’argent aux gens riches et aux grandes corporations plutôt que de gouverner dans l’intérêt du bien commun.