Un besoin ou un luxe, aller dans le Sud?

Guilmond Losier
Bathurst

Une fois que tu y as goûté, tu ne peux plus t’en passer. Ça devient une nécessité plutôt qu’un luxe.

Ça me rappelle ce jeune qui avait été au monastère pour être guidé sur le chemin du bonheur. Il dit au moine: «Quand j’aurai ça, ça et le reste, je serai heureux.» «Tu n’as rien compris, reprit le moine, quand tu seras heureux, tu pourras avoir ça, ça et le reste.»

Le nécessaire c’est peut-être de placer ces 3000 $ qu’on aurait dépensés dans le Sud dans un régime de retraite pour être à l’aise à notre retraite, et le luxe, c’est de tout avoir tout de suite, et quand on aura du temps à notre retraite, d’être un peu à court d’argent pour se gâter.

Il y a encore des gens qui se contentent d’une vie simple et ils sont très heureux. Après qu’on a dépensé notre argent pour du «luxe», est-ce qu’on est plus heureux?

«Sachons cueillir le bonheur au compte-gouttes. Ce sont des petites gouttes qui font les océans.»

Quand on a compris la différence entre être content et être heureux, tout est facile. Si c’était si spécial d’aller dans le Sud, alors pourquoi on entend des personnes dire à leur retour: «J’ai hâte d’arriver à la maison dans mes affaires, on est bien chez nous»; ou comme les Anglais: «There’s no place like home.»