Rétablir les faits à l’Université de Moncton

Michel Doucet
Serge Rousselle
Professeurs titulaires, Université de Moncton

Monsieur le recteur Yvon Fontaine, dans votre lettre du 23 mars 2012, en réponse à la nôtre publiée dans l’Acadie Nouvelle de la même journée, vous nous accusez d’«allégations… non fondées» eu égard à une étude ayant trait, entre autres, à la bilinguisation» de l’Université de Moncton. Puisque vous avez décidé de porter ces accusations, nous croyons important de rétablir les faits.

Compte tenu du procès-verbal du Conseil des gouverneurs du 17 septembre 2011 et des commentaires faits aux médias par la directrice des communications de l’Université de Moncton, toute personne raisonnable ne peut que déduire que l’étude en cause va, entre autres, étudier une forme ou une autre de «bilinguisation» d’une institution acadienne vitale.

Comment ne pas comprendre que l’étude va aborder la «bilinguisation» de l’Université de Moncton, d’autant que: 1. personne ne semble s’être objecté à l’idée; 2. ce procès-verbal a été adopté par la suite par les membres du Conseil des gouverneurs qui auraient alors pu rectifier le tir; 3. la directrice des communications de l’établissement, qui était présente à la réunion, a confirmé aux médias jeudi dernier que «Ça, ce sont des choses qu’il faudra qu’elles soient examinées par les gens qui vont faire l’étude.»

Dans un tel contexte, comment pouvez-vous parler d’allégations non fondées?

Nous vous invitons à relire notre lettre et à nous indiquer quels passages de celle-ci sont sans fondement. Dans cette lettre nous ne faisons que citer les propos rapportés dans le procès-verbal de la réunion du Conseil des gouverneurs de septembre 2011. Monsieur le recteur, sachez que la qualité première d’un bon leader, c’est de reconnaître ses erreurs. Nous vous demandons donc de retirer publiquement vos propos à notre endroit.