Une sympathie mitigée pour M. Volpé

Par Richard Fournier
Président, section locale 29 du SCEP
Victimes de Brookfield
Edmundston

À titre de président de la section locale 29 du SCEP à Edmundston, je me devais de transmettre mon opinion en mon nom personnel et en celui de mes membres.
Je demeure perplexe devant la sortie de M. Jeannot Volpé criant à l’injustice parce que sa pension a été réduite du tiers. M. Volpé, vous venez maintenant de goûter à la médecine des lois gouvernementales qui abusent des citoyens. Dans votre cas, notre compassion est plutôt mitigée parce que vous bénéficiez d’un bon régime de retraite à titre d’ancien fonctionnaire. Permettez-moi de vous expliquer notre situation qui pourra peut-être susciter votre sympathie au point de vous joindre à notre lutte pour récupérer l’argent que nous avons gagné à la sueur de notre front.
Nous étions employés à l’ancienne usine de Papiers Fraser connue maintenant sous le nom de Twin Rivers. Cette usine n’a jamais cessé de fonctionner, les propriétaires sont les mêmes, ils ont changé le nom de l’entreprise… et voilà! Les personnes âgées de 55 ans et plus ont perdu 35,4 % de leur retraite et ce pourcentage atteint 54 % pour celles de moins de 55 ans. Voilà la principale différence entre votre situation et la nôtre, M. Volpé.
Lorsque vous étiez député, vous auriez dû assurer les régimes de retraite, qu’ils soient publics ou privés. Pendant plusieurs années, vous avez été membre du Parti conservateur et député. Vous avez défendu des valeurs et des politiques qui reviennent vous hanter aujourd’hui en amputant vos prestations de retraite du tiers, un cadeau de votre propre parti. Nous avons vécu la même situation avec notre employeur. Ça fait mal, n’est-ce pas?