Non à la décision de M. Harper

Alma Breau Thibodeau
Notre-Dame-des-Érables

M. Harper, avant de couper chez les travailleurs saisonniers, je pense que vous devriez regarder s’il y a de l’emploi pour 30 000 personnes ou plus au Nouveau-Brunswick. Car ici, dans la Péninsule acadienne, les emplois sont tous saisonniers.

Présentement, je travaille dans une usine de crabe. Je pense y faire sept semaines. Après, je dois travailler dans une autre usine qui transforme le hareng cinq à six semaines. Ensuite, je dois fabriquer des couronnes de Noël.

M. Harper, vous dites que c’est facile de trouver des emplois dans la Péninsule acadienne, au Nouveau-Brunswick. Laissez-moi vous dire que ce n’est pas facile du tout. Quatorze semaines, c’est très difficile à faire ici, pour nous, les travailleurs saisonniers.

M. Harper, nous, les Canadiens, nous vous avons réélu avec confiance comme premier ministre. On croyait à un premier ministre qui allait nous aider et travailler pour nous. Mais là, je pense le contraire, et je ne suis pas la seule. Vous êtes en train de nous détruire.

Mais M. Harper, n’oubliez pas une chose, la caisse de l’assurance-emploi, c’est nous, les travailleurs, qui payons cette caisse d’emploi. Ça nous appartient!

De toute façon, je pense, M. Harper, que vous auriez dû consulter les Canadiens et les provinces avant de prendre ces décisions.

J’ai moi-même l’intention de consulter les gens, en organisant une réunion publique.