Le gaz de schiste et ses dangers

Annabelle Gauvin
Bathurst

Ici, au N.-B., il fait bon vivre avec l’air pur et de l’eau propre en quantité. Mais, semble-t-il, les soi-disant experts veulent détruire notre belle province enchanteresse qu’on aime tous et qui fait quasi envier les visiteurs…
 

J’ai parlé avec des personnes qui ont travaillé en Alberta et elles m’ont dit qu’elles ne veulent pas cette industrie ici. Elles ont vu les dégâts; des oiseaux morts, des lacs pollués et j’en passe… En plus, à leur avis, les maisons, même petites, les prix de 500 000 $, c’est assez commun.
Pour exploiter cette industrie, ça prend des tonnes et des tonnes d’eau.

Quand cette eau usée doit être retirée dans le processus, elle est pleine de différents produits toxiques. Quoi qu’en disent les experts, il est impossible qu’il n’y ait aucun élément toxique qui s’évapore dans l’air ou dans l’atmosphère, si vous voulez.

L’eau usée, toxique, qui ressort; qu’est-ce qu’on fait avec et où va-t-elle? Bonne question? On parle ici de plusieurs tonnes d’eau. Les experts nous disent qu’on n’a pas à s’inquiéter… Semble-t-il qu’ils ont un moyen de transport et d’entrepôt sécuritaire. Si, par hasard, il y a un accident, où va se rendre cette eau contaminée de divers produits toxiques?
Notre gouvernement ira jusqu’à demander un dédommagement d’un million si la compagnie ne suit pas les règlements de sécurité. Si une erreur ou un accident arrive, comment répare-t-on cela?

Ce que j’ai vu cet hiver dans un reportage du Colorado m’a ouvert les yeux. On a vu plusieurs familles en détresse à cause des dommages de cette industrie. Ça faisait six mois que leur eau potable avait été contaminée par cette industrie.

Et cela, après qu’ils avaient été assurés par leur gouvernement et la compagnie gazière qu’ils n’avaient rien à craindre. On apprend aussi que des recherches indépendantes ont découvert qu’il y a beaucoup plus de tremblements de terre dans les endroits déjà explorés pour le gaz de schiste.