Les complices silencieux

Aldo Chiasson
Bertrand

En réponse à Romain Landry, dans l’opinion du lecteur du samedi 16 juin, je me permets de lui mentionner que ma lettre d’opinion envers Jean-Claude Basque ne se voulait pas un appui au gouvernement de Jean Charest, mais bel et bien une inquiétude au fait qu’il appuyait sans réserve les gestes des étudiants québécois dans leur grève étudiante.

J’aurais aimé que M. Basque me rassure en disant clairement qu’il appuie les étudiants dans leur requête et non dans le geste qu’ils font en défiant les lois. Chacun peut avoir son opinion, si oui ou non une telle grève est justifiée, mais le fait de désobéir à des lois, aux injonctions, est un geste non sans danger pour notre belle démocratie que nous avons la chance de vivre ici au Canada. Il existe plusieurs façons de défendre nos droits et de faire valoir nos points de vue et la venue prochaine d’une élection au Québec en est une parmi tant d’autres.

Je pense qu’une meilleure lecture de ma lettre d’opinion vous aurait certes permis de mieux comprendre ma pensée et mes inquiétudes et vous aurait possiblement évité de me prêter des intentions de défendre une partie plus qu’une autre. Je peux vous assurer que je suis une personne qui ne peut supporter les injustices, peu importe de quel côté elles sont.

La réputation de M.Basque comme défenseur de la justice sociale n’est plus à faire et je ne rejette aucunement les valeurs qu’il défend de façon constante. Sa lettre d’opinion laissait sous-entendre certaines choses et il aurait été intéressant que certains points soient un peu plus clairs.

Peu importe les raisons, nous ne pouvons accepter que des personnes défient des injonctions, qu’elles se permettent de tout fracasser sans être punies. Pour le bien de mes enfants, de tous les enfants, nous nous devons de réagir face à ces gestes de violence. Autrement, nous devenons les complices silencieux de tous ces actes de violence.