Conscience culturelle

Lise Robichaud, auteure du livre Voir l’art des artistes acadiens en milieu scolaire francophone au Nouveau-Brunswick (1990).

Ce commentaire porte sur la problématique du «cours d’art en anglais» mis sur pied dans le District scolaire no 9.

Enseigner  des cours d’arts visuels en anglais à des élèves francophones est un geste contradictoire en milieu scolaire francophone minoritaire au Canada.

Puisque la culture d’un peuple s’exprime, entre autres, par la langue, les œuvres d’art et le patrimoine de cette même culture, les œuvres en arts visuels des artistes acadiens, acadiennes  et francophones du Nouveau-Brunswick auraient avantage à être intégrées dans un cours de français plutôt que  dans un cours d’anglais langue seconde.

Un cours d’anglais étant un lieu plus propice pour initier les élèves à un contenu culturel issu de cette même culture. De même qu’un cours de français langue seconde est un lieu propice pour faire découvrir la culture acadienne et francophone aux anglophones.

Par conséquent, je trouve qu’une prise de conscience de la culture francophone et acadienne devrait passer par un cours d’arts visuels régulier enseigné dans la langue maternelle des élèves.

Rien n’empêche qu’on puisse, en plus du cours régulier en arts visuels, amener les élèves à dégager l’idée des œuvres d’art d’artistes francophones et acadiens dans d’autres cours à l’école, pourvu qu’il s’agisse de cours enseignés dans la langue de la culture en question.