Des limites à l’exploitation

Gaston Doiron
Rivière du Portage

mpressions gouvernementales; «coupe icitte pis par là», mais il ne semble pas y avoir de compressions à la Chambre haute, le Sénat. On apprend que le sénateur Patrick Brazeau ne se présente pas souvent à la Chambre haute – pour des raisons personnelles – et qu’il ne participe pratiquement pas aux réunions des comités dont il fait partie; et pourtant son salaire, probablement dans les 150 000 $ et plus, n’en sera pas affecté. Il a presque reçu une amende de
250 $ par jour, mais ne l’a finalement pas reçue. Les pauvres salariés que nous sommes devons nous présenter au travail tous les jours; tu t’absentes un peu trop et tu te fais montrer la porte! La différence avec le salarié, c’est qu’il est redevable à son employeur, alors que le sénateur est encouragé à participer au Sénat, pas obligé d’y assister, et n’est pas redevable à nous, son employeur, car c’est avec nos impôts qu’il reçoit son salaire. Il ne peut pas se défendre sur des problèmes de santé, car il est jeune, 37 ans, et c’est pour des raisons personnelles. Honorable Brazeau, votre employeur vous dit… au travail, car il va vous mettre à la porte! Il y a des limites à être exploité alors que le gouvernement vient de s’attaquer aux travailleurs saisonniers qui eux travaillent et paient des impôts! Monsieur Harper, traversez à la Chambre haute, elle n’est pas loin du Parlement, et faite de l’ordre dans ce gaspillage de millions et soulagez la misère des travailleurs saisonniers. À bien y penser, on fait une «application» où pour avoir un siège de sénateur? Dans ces conditions-là, on serait plusieurs intéressés.