Harper endort les consciences

Daniel Arseneault
Moncton

J’ai toujours voté de façon stratégique en fonction des enjeux progressistes que je souhaitais voir évoluer. La situation politique actuelle au pays commande que le NPD et le Parti libéral du Canada fassent cause commune et fusionnent. Il est inacceptable que le Parti conservateur, qui n’a même pas récolté 40 % des voix, se comporte en roi et maître et impose sa loi. Nous ne devons pas lui permettre de profiter de la division du vote progressiste.

Il ne se passe pas une semaine sans qu’une décision contestable du gouvernement Harper fasse la manchette. Pour rester concis, je dirai que le dossier de l’environnement commande un tel sentiment d’urgence qu’il justifie à lui seul la fusion des deux partis. Si nous ne faisons rien, le réchauffement de la planète et d’autres problèmes environnementaux tueront des millions de gens d’ici quelques décennies. Et ce ne sera certainement pas bon pour l’économie!…

Nous sommes en situation de guerre idéologique. Le gouvernement Harper endort les consciences en coupant dans la recherche scientifique sur l’environnement et le financement des groupes environnementaux. Ses réductions d’effectifs à Radio-Canada ne sont pas de bon augure non plus. En réduisant les ressources de la société d’État, il laisse plus de place aux médias privés, qui, avec le phénomène de la concentration de la presse, se concentrent de plus en plus vers la droite.

Une guerre idéologique exige l’adoption de stratégies de temps de guerre. S’il reste assez longtemps au pouvoir, Stephen Harper risque de gagner sa bataille idéologique en endormant les consciences. Le gouvernement Harper n’a pas peur des chiens qui aboient. La seule façon de faire triompher les forces progressistes, c’est en unissant par la fusion du Nouveau Parti démocratique du Canada et du Parti libéral du Canada.