Une réforme cruelle

Diane Thériault
Bathurst

La manifestation contre la réforme de l’assurance-emploi qui a eu lieu le dimanche 8 juillet, à Bathurst, fut grande en émotions, du moins pour ma part.

Le témoignage de Mme Alma Breau de la Péninsule acadienne est digne de mention. Elle nous a raconté son histoire personnelle.

Alors âgée de 15 ans, Alma se lève un matin pour aller à l’école. Son père lui demande où elle va comme ça? Elle répond «à l’école». Il n’en était pas question. La jeune fille devait aller travailler à la «shop» à poissons. Elle n’avait aucun choix.

Mme Breau qui a travaillé à chaque emploi saisonnier de la région, nous a énoncé les dures réalités, souvent inhumaines, du travail saisonnier. Les longues heures de travail avec seulement une demi-heure pour dîner à manger des sandwichs chauffés par le soleil ou pleins de mousse de la tourbière. Son message venait du cœur, de la réalité.

J’ai été témoin de ce touchant témoignage ainsi que 149 autres personnes. Le slogan du jour était «on est tous touchés». En effet, nous sommes tous touchés par les réformes du gouvernement Harper et pas seulement une poignée de 150 manifestants.

Le pire fléau de tous les temps, c’est l’indifférence. Rappelez-vous que les absents ont toujours tort.