Du courage dans l’adversité

Léon Robichaud, I.V. Dei
Bouctouche

Vous partez , monseigneur André Richard?

Nous connaissons tous ce texte vieux comme le monde qui consiste à placer devant une personne, dont on veut juger la confiance ou l’alarmisme, une bouteille à moitié vide ou pleine.

Épreuve que vous avez passée, Mgr Richard: confiance et optimisme vous habitent toujours. Depuis un quart de siècle, comme évêque, quel courage vous avez démontré même dans l’adversité! N’épargnant rien, vous avez donné votre vie sans que la maladie ne vous touche et la bouteille est toujours à moitié pleine.

Monseigneur, je vous aimais comme évêque sans être votre sujet. Vous avez vos fragilités, mais que de richesses vous habitent. Du jeune enfant que vous étiez, de l’étudiant, du professeur, du religieux, du prêtre et de l’évêque, vous avez tout écouté, tout pardonné au nom du Seigneur. Vous avez relevé et réorienté, toujours avec le sourire et un humour paisible.

Nombreuses sont les personnes à avoir été accompagnées par vous dans leur vocation. Combien d’heures de parloir, de bureau, toujours à écouter. Combien de personnes ont eu le privilège d’être spirituellement suivies par vous, tant vous saviez donner du temps pour chacun?

J’étais à votre consécration comme évêque à Bathurst et à votre installation comme archevêque à Moncton. Depuis que vous êtes devenu serviteur de l’Église, comme évêque, quelque chose n’a pas changé en vous: votre regard franc, votre humour spirituel, votre sourire et votre bouteille à moitié pleine.

Maintenant, le pire est derrière vous. Bonne retraite!