Un Canada antidémocratique

Guy Lanteigne
Saint-Sauveur

Monsieur Stephen Harper, récemment, c’était la fête dans les communautés du Canada et dans sa capitale, Ottawa. Je suis souvent allé sur la Colline le 1er juillet, mais jamais depuis que vous êtes au pouvoir. Et je ne prévois pas y aller tant que vous y serez. Il y a des choses qui me dérangent.

Ça me dérange de voir un Canada qui commence à larguer des bombes sur des pays qui ne sont pas des menaces pour nous. Ça me déplaît de voir un Canada qui se livre à un gaspillage de cent milliards de dollars pour des avions de combat, des pénitenciers, des rencontres à coûts exorbitants et des cadeaux aux grandes corporations déjà multimilliardaires.

Je suis outré de voir un Canada dont des membres de son gouvernement détournent l’argent des contribuables et falsifient des documents importants. Je ne peux adhérer à l’idée de voir mon pays sous l’emprise de cette démarche dictatoriale et marginale que vous incarnez. Je ne peux avaler que la population soit à ce point manipulée sous votre gouverne.

Il est menaçant de voir le Canada dirigé par un individu qui se livre à toute sorte d’actes antidémocratiques et antiparlementaires, qui viole nos institutions comme jamais et qui fut le seul premier ministre de l’histoire à avoir été reconnu coupable d’outrage au Parlement. Je trouve inquiétant que vous soyez premier ministre, M. Harper.

Je déplore que votre parti enfreigne la Loi électorale, contourne le système électoral et leurre l’électorat en tentant ensuite de nier, discréditer et effacer les traces douteuses et d’inviter tout le monde à la transparence comme si vous étiez le modèle de l’intégrité. Ça me répugne de savoir que des membres de votre parti ont tenté d’invalider le vote des étudiants de l’Université de Guelph lors des dernières élections et même tenté de s’emparer d’une urne.

Je trouve étrange que la GRC effectue une perquisition dans les bureaux du parti qui gouverne notre pays. Votre parti. Ça me contrarie de voir un Canada qui ne croit pas en les gens de chez nous et qui nous évince carrément de tous ses plans de développement majeurs. Ça m’écœure que vous maltraitiez ainsi les travailleurs et travailleuses de l’est du pays. J’en ai marre de votre machine à créer des gens riches et à créer des gens pauvres.

J’appuie l’idée d’un Canada qui croit que les femmes, les enfants, les personnes aux prises avec un handicap, les gens insuffisamment alphabétisés et les personnes âgées ont tous et toutes un rôle important à jouer pour le développement de notre société. J’appuie l’idée d’un Canada qui sera à nouveau reconnu internationalement pour les avancées remarquables de son peuple. J”appuie l’idée d’un Canada renouant avec le Conseil de sécurité de l’ONU et l’UNESCO.

Je rêve d’un Canada qui aidera les familles au moyen d’une politique familiale digne d’un pays soucieux des prochaines générations et non des prochaines élections. Je veux voir un Canada reconnaissant de toutes ses industries incluant celles saisonnières. Je rêve d’un Canada qui reconnaîtra ses entrepreneurs à leur juste valeur. Je rêve d’un Canada qui s’accepte comme il est, d’un océan à l’autre, sans chercher à s’autodéchirer. Je rêve d’un Canada qui vous remplacera, M. Harper.