Beresford, officiellement ou officieusement francophone?

Jean-Pierre Joncas, ing.
Beresford

Le lundi 10 septembre 2012, Beresford, via sa politique linguistique, se déclarait francophone. Monsieur le maire a très bien expliqué le cheminement qui a abouti à l’adoption de cette politique par le conseil municipal.

Cependant, depuis plusieurs années, Beresford publie ses comptes rendus et ses arrêtés et politiques dans les deux langues officielles, bien que la loi ne l’exigeait pas. À la question à savoir si Beresford se conformait à l’article 37 de la Loi sur les langues officielles, la réponse fut plutôt vague.
Lisons maintenant les articles 35 et 37:

* 35(1) Une municipalité dont la population de langue officielle minoritaire atteint au moins 20 % de la population totale est tenue d’adopter et de publier ses arrêtés dans les deux langues officielles.

* 37 Toute municipalité peut, par arrêté de son conseil municipal, se déclarer liée par les dispositions de la présente loi et rien à la présente loi ne porte atteinte ou ne limite le pouvoir des municipalités de favoriser la progression vers l’égalité de statut ou d’usage du français et de l’anglais.
Si la municipalité se conforme à l’article 37 en ayant adopté un arrêté à cet effet, elle est donc légalement bilingue. On pourrait donc comprendre maintenant pourquoi l’ex-maire avait confié aux médias anglophones en août-septembre 2011 que Beresford demeurerait bilingue. Si ce n’est pas le cas, s’il n’y a pas eu d’arrêté adopté en vertu de l’article 37 de la loi, on ne peut que féliciter le conseil municipal 2012 d’avoir eu le courage de se prononcer en faveur de sa majorité sans négliger sa minorité.

Mais force est d’admettre qu’une politique n’est jamais bien loin de la filière 13.