Un parc dans la ville

Jean-Pierre Joncas, ing.
Beresford

La Réserve naturelle de la Pointe Daly, à l’est de Bathurst, vaut bien le détour. Ses divers sentiers, très bien aménagés, sont accessibles à tout le monde gratuitement.

Ce parc est un microcosme qui invite à explorer plusieurs habitats sur un territoire à échelle humaine: zone riveraine, terres humides (marais salés, marais d’eau douce), vieux champs, forêts mixtes, forêt acadienne, etc.

La faune et la flore y sont abondantes: plus de 80 espèces de plantes, 100 espèces d’oiseaux, 16 espèces de papillons, 12 espèces de mammifères, plusieurs espèces d’insectes, reptiles et amphibiens. Le Satyre fauve des Maritimes, petit papillon qui n’habite que quelques régions de la baie des Chaleurs, y est unique au monde. À cet égard, il serait intéressant que les autorités du parc aménagent un poste d’observation pour faire connaissance avec ce Coenonympha ipisiquit plutôt furtif.

L’un des clous d’une visite au parc, c’est ces oiseaux, mésanges et sittelles, qui viennent manger dans les mains des petits et grands. Un vrai miracle, une communion avec la nature.

Depuis quelques années, le parc est animé par madame Janet Doucet qui abat un travail colossal avec les moyens mis à sa disposition. De plus en plus, de nombreux jeunes et parents prennent part à des ateliers axés sur la connaissance de la nature, sur ce qui la menace et sur les façons de la protéger. Différents rallyes-recherches font la joie des petits qui ont tout un univers à découvrir. Et que dire de ces balades sous la lune?

Il serait avantageux que la Réserve de la Pointe Daly soit connue de toute la région, et vantée auprès des visiteurs. Il faudrait aussi, peut-être, songer à du financement, volontaire ou autre, afin de faire de ce parc une destination d’excellence.