Les Jeux de l’Acadie sont bien établis

Raphaël Moore
Fredericton

Ancien président de la Société des Jeux de l’Acadie (2004-2006, 2008-2011), je constate avec stupeur la façon dont les principaux médias acadiens traitent des récents changements apportés à la programmation sportive des Jeux de l’Acadie.

Onde de choc, tentative de relancer les Jeux, remise en doute du para-athlétisme pour les athlètes handicapés, informations erronées sur le vélo de montagne et ultimate-frisbee, etc. Voilà le négativisme que l’on entend et lit depuis ce dimanche.

On ne mentionne pas que ce processus de renouvellement a été lancé il y a de ça plus de trois ans. Que le public en général a pu soumettre ses idées sur le sujet, participer au Sommet sur les Jeux de l’Acadie de février 2011 et assister aux assemblées générales annuelles. Que ces décisions sont issues d’une réflexion approfondie où le développement de l’athlète à long terme, l’inclusion et l’équité ont notamment été priorisés. Que nous avons annoncé publiquement et immédiatement après le sommet de 2011 que le basketball et le softball seraient sûrement éliminés. Que le vélo de montagne ne se pratique pas sur une montagne, mais dans pratiquement n’importe quel champ. Que l’ultimate-frisbee est un sport compétitif, abordable et de plus en plus populaire chez les jeunes. Que les nouvelles additions, particulièrement le para-athlétisme, l’improvisation et l’utimate-frisbee, permettront à beaucoup plus de jeunes d’aspirer à une participation à la Finale des Jeux.

Non, les Jeux de l’Acadie n’ont pas besoin d’être relancés, ils sont toujours forts et bien établis. Toutefois, nous avons l’obligation morale envers notre jeunesse acadienne de constamment chercher à nous améliorer pour ainsi répondre à leurs aspirations et faire en sorte que la 100e Finale en 2079 soit autant pertinente que celle de 1979.

Cessons donc de tenir les Jeux de l’Acadie pour acquis et félicitons plutôt ceux qui cherchent à faire avancer les choses au profit d’une jeunesse acadienne dynamique et progressive.