Un dossier clos?

Denis Laplante
Moncton

Tout récemment, je crois que c’était la veille du jour du vote sur la motion M-312 du député de Woodworth, Julie Miville-Deschênes, porte-parole du mouvement féministe, avait exprimé des craintes que le gouvernement n’en vienne à rouvrir le dossier de la décriminalisation et de la légalisation de l’avortement que beaucoup estiment être clos.
Cela obligerait, dit-elle, les femmes qui voudraient obtenir un avortement à le faire clandestinement et à risquer que ce ne soit pas fait dans des conditions sécuritaires.

Cet argument laisse supposer que dans les conditions actuelles, les avortements (sous le régime où ils sont légaux) se font nécessairement de façon sécuritaire. L’ennui, c’est que dans la pratique, ce n’est pas forcément le cas.

Chez nos voisins américains, où pourtant c’est légal, on rapporte plusieurs cas d’avortoirs (notamment parmi ceux de Planned Parenthood) obligés de fermer sous la menace de poursuites pour des interventions médicales qui ont mal tourné pour les mères. Oh! je crois qu’elles-mêmes ont survécu, mais avec des séquelles physiques assez importantes, merci! Il doit bien y avoir des cas semblables aussi au Canada. Les rapporte-t-on?