Tony Pelletier
Moncton

Sylvio LeBlanc écrivait récemment dans la section Mon opinion qu’il désapprouvait la décision de la ministre Rona Ambrose de voter contre la motion 312.

Il est intéressant de noter que M. LeBlanc voyait dans la motion 312 une proposition qui allait à l’encontre de la pratique abortive canadienne. En fait, la motion 312 ne parlait pas d’avortement, mais demandait simplement aux membres du Parlement d’accepter en toute honnêteté d’examiner quand la vie humaine commençait, en utilisant les connaissances médicales et scientifiques qui sont à notre portée.

Il est intéressant de remarquer que plusieurs lobbyistes pro-choix eux-mêmes y ont reconnu le sujet de l’avortement. Pour arriver à cette conclusion, certaines de ces personnes ont probablement fait le raisonnement suivant, même inconsciemment: 1) si la motion 312 passe, étant donné l’état des connaissances que nous avons, nous serons obligés de reconnaître que la vie humaine commence à la fertilisation; 2) si la vie humaine commence à la fertilisation, nous devrons reconnaître que l’avortement provoque directement la mort d’un être humain innocent. 3) si l’avortement provoque directement la mort d’un être humain innocent, l’avortement sera déclaré illégal au Canada. 4) nous devons donc nous opposer à répondre en toute honnêteté à la question afin que notre «droit» à l’avortement subsiste.

En d’autres mots, certains militants pro-choix (pas nécessairement tous) ont préféré fermer les yeux sur la vraie question (quand la vie humaine commence-t-elle?) plutôt que de perdre leur «droit» à l’avortement. C’est triste. J’espère que plusieurs d’entre eux ouvriront les yeux et changeront leur coeur.

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