La persévérance d’Andréa Richard

Par Fabien Léger
Dieppe

La persévérance d’Andréa se continue et sa flamme spirituelle n’est pas à la veille de s’éteindre. Après s’être débarrassée d’un passé qui l’avait étouffée, elle est devenue une femme libérée. Son rêve aujourd’hui est d’aider les autres qui ont un grand besoin d’être libérés. Il faut bien l’admettre, la rigidité de l’Église en a blessé plusieurs. Elle réussit à merveille avec les groupes qu’elle anime et les conférences qu’elle donne.
Il y a 50 ans passés, le saint pape Jean XXIII était très sensible au malaise dans l’Église. Il a sonné l’alarme en créant le concile Vatican II. Il a ouvert plusieurs fenêtres, mais malheureusement plusieurs se sont refermées.
Le bon pape était préoccupé de voir ses confrères prêtres en difficulté avec leur vie de célibataire. Ceux qui n’étaient pas bien dans leur vie d’abstinence sexuelle, il les a dispensés de leur célibat. C’était déjà un pas dans la bonne direction. Malheureusement, cinq à dix ans après, la Curie romaine a tout changé ça. La dispense ne se donne plus, ni qu’elle s’achète! Dans la vie si tu n’avances pas tu recules.
Au risque de me tromper, je pense que c’est sous le règne de Jean XXIII que la célébration communautaire du pardon a vu le jour. Le malaise que les gens ressentaient vis-à-vis de la confession individuelle était finalement résolu. C’était une belle victoire. Cette approche plus humaine devenait accessible à tout le monde. On a fait une erreur grave en abandonnant la célébration communautaire du pardon.
Avec tout ce tralala, le malaise continue.
En faisant mon grand parcours, j’ai quasiment abandonné Andréa. Rassurez-vous, je ne l’ai pas oubliée. Avec Andréa, il n’y a pas de demi-mesures. Elle ne veut plus faire partie de l’Église catholique, elle veut enfouir à jamais ses mauvais souvenirs. C’est sa façon à elle de le faire.