Une charge contre le bilinguisme au Nouveau-Brunswick

Par André Mainguy
Longueuil, Québec

Les Acadiens assistent à nouveau à une charge contre le bilinguisme de la part d’un groupe d’anglophones qui mettent les difficultés financières de la province sur le dos des Acadiens. Curieusement, les médias anglophones, qui sont pour la plupart la propriété de la famille Irving, n’ont pas voulu publier la lettre ouverte que des personnalités acadiennes ont fait parvenir à l’ensemble des médias du Nouveau-Brunswick pour réfuter à nouveau ces fausses allégations.
Pourtant, si les finances du Nouveau-Brunswick sont dans un piteux état, comme c’est le cas dans d’autres provinces ou pays, c’est parce que de richissimes personnages qui contrôlent les médias ont obtenu des faveurs des politiciens en leur permettant d’avoir une filiale dans un ou des paradis fiscaux afin de ne pas payer d’impôts au Canada ou au Nouveau-Brunswick.
Dites-moi pourquoi les Irving ont une filiale aux Bahamas, Irving Oil of Bahamas, où on peut penser qu’elle utilise ce territoire pour payer un léger impôt et par la suite rapatrier ses profits au Canada, parce que le gouvernement fédéral vient tout juste de leur voter une loi en ce sens.
Pourquoi tous les Canadiens n’ont-ils pas ce droit de pouvoir verser aux Bahamas ou ailleurs leurs revenus, payer un léger impôt et rapatrier tout le reste des revenus? La réponse est simple, il n’y aurait plus d’État. Pourtant, on permet ce type de privilèges à ceux qui possèdent le plus d’argent.
Le grand journaliste et écrivain français Olivier Todd avait prédit la fin du communisme, et il a prédit la même chose pour le capitalisme, la cupidité des riches allait tuer le capitalisme. Nous assistons présentement au début de la fin, à voir évoluer les riches et les gouvernements qui sont à leur solde.
Les anglophones du Nouveau-Brunswick ne savent pas reconnaître la richesse et l’immense créativité des Acadiens. Je les invite à réfléchir, parce qu’ils seront toujours bienvenus au Québec, et c’est à ce moment-là que les anglophones comprendront la richesse des Acadiens et des Acadiennes.