Un mauvais présage

Daniel Brindle
Haut-Lamèque

Ce qui suit pourrait intéresser ceux qui sont concernés par l’idée d’une agriculture dite «urbaine». Je veux profiter de cette occasion pour partager mon opinion à ce propos. Vous n’avez qu’à vérifier si je me trompe.

Un règlement de zonage qui autorise des activités agricoles en dedans de zones dites mixtes ou autres n’a pas clairement juridiction sur ces activités en tant que telles et encore moins sur les pratiques agricoles qui sont, elles, de juridiction provinciale. Forcément, dans une zone qui inclut l’agriculture comme usage des terrains, l’enjeu ne sera plus la petite basse cour de madame ou monsieur. On est en business, là!

Si un règlement de zonage d’un plan rural, d’une communauté rurale ou d’une municipalité incorporée autorise les activités agricoles sur son territoire, elles seront régies, à tout le moins, aux termes de la Loi sur les pratiques relatives aux activités agricoles du Nouveau-Brunswick. Cette loi me semble toujours en vigueur. Elle existe par définition pour protéger les agriculteurs et les éleveurs contre des poursuites par le voisinage pour nuisance. Vous m’accorderez sans doute qu’une telle façon de faire ne présagerait rien de bon pour personne.