Plaire ou ne pas déplaire, voilà la question

Rémi Hébert, conseiller
Shippagan

Bravo Rino Morin-Rossignol pour votre chronique du 3 avril portant sur la «rectitude politique». C’est un mot que je vais utiliser plus souvent en raison de ce que je vis encore actuellement au conseil municipal de Shippagan. M’étant promis de me taire et de laisser chance au nouveau coureur, mon silence vient de s’estomper à la suite des derniers événements. Ils ont «réveillé l’ours qui voulait pourtant dormir»! Depuis un certain temps, je ronge mon frein continuellement. La population a peut-être élu quatre nouvelles personnes au conseil, il demeure que la philosophie de l’organisation et de l’administration demeure la même, c’est-à-dire profondément opaque et en faveur de considérations d’intérêts supérieurs. Souvenez-vous du vote contre la réforme de l’assurance-emploi! Prochains sujets à venir: salle des congrès et complexe hôtelier, auxquels j’ai sursauté avec les derniers propos tenus dans l’Acadie Nouvelle (journaliste David Caron).

Sachez, dans la continuation de mon «attitude politique», que je réfuterai dorénavant plus haut et fort toute «prise de position» que je ne partagerai pas!

De surcroît, lors de la dernière réunion publique en avril, un conseiller a laissé un doute sur ma réputation sans que je puisse prendre la parole et qu’on m’autorise à répliquer aux insinuations. Le droit de parole est pourtant légitime et inscrit dans la Loi municipale. À force de vouloir écouter les «chuchotements», on finit par être un «mal entendu»… Je parle bien sûr en parabole, mais les gens connaissant la «situation» vont comprendre l’allusion.

Certains n’ont pas encore compris que d’essayer de me faire taire n’est jamais la bonne solution. On me reproche mon manque de collaboration depuis mon élection! Désolé, ma conscience et mon âme ne sont pas à vendre!