Pour que naisse la tolérance

Lyson Robichaud
Dieppe

J’aimerais réagir à la lettre d’opinion de Carolle Haché, parue dans l’édition du samedi 4 mai (La santé mentale et les écoles). Je me réjouis de constater que la santé mentale est un sujet de plus en plus abordé dans les différentes tribunes. Avec tous les efforts de sensibilisation et d’éducation mis en place par des organismes déjà bien établis ou par ceux de gens qui, tout comme moi, militent pour que les murs de l’ignorance, de l’intolérance et de l’indifférence tombent, il devient de plus en plus clair que la promotion doit se faire au niveau scolaire. Madame Haché a souligné un point important en disant que durant sa formation en soins infirmiers, on lui avait dit que la guérison des patients était à 50 % sur le plan physique, et l’autre 50 % sur le plan psychologique. Je comprends sa déception d’avoir elle-même constaté que le corps est davantage soigné que l’aspect mental. C’est d’une tristesse… notre société gagnerait tellement à inculquer les valeurs de tolérance envers ceux et celles qui sont affligés par des troubles mentaux.

Même avec l’évolution des dernières années, la stigmatisation demeure une réalité. Saviez-vous que pour bien des personnes, la stigmatisation est encore plus douloureuse que la maladie mentale elle-même? Ne serait-il pas approprié de transmettre les notions de respect et d’acceptation à la portée de tous? J’applaudis les enseignants et intervenants scolaires qui le font déjà et qui y croient. Ils forgent les adultes de demain, lesquels développeront un plus grand sens de la compassion.

Du 6 au 12 mai, c’est la Semaine de la santé mentale. Qu’êtes-vous prêt à faire pour tendre la main et améliorer la route de ceux et celles à qui l’on colle trop souvent une étiquette?