Le grand Georges Moustaki s’est éteint…

Par Jeannita Thériault
Moncton

Je veux rendre hommage à ce grand de la chanson française décédé récemment à Nice à l’âge de 79 ans. Il souffrait d’emphysème pulmonaire depuis plusieurs années. Il avait quitté son logis de l’Île Saint-Louis «pour m’éloigner de la pollution de la grande ville (Paris) et retrouver l’air pur de la mer à Nice», disait-il, en faisant allusion au malaise pulmonaire qui l’empêchait de chanter.
Giuseppe Moustaki, né à Alexandrie (Égypte) de parents juifs grecs, est arrivé à Paris à l’âge de 20 ans. Il a aussitôt rencontré Georges Brassens, son ami et mentor; le pourquoi il a adopté le nom de «Georges» plus tard. Muni d’une voix chaude, il a enregistré une trentaine d’albums et écrit d’innombrables chansons pour ses amis chanteurs, notamment Serge Reggiani, Yves Montand; Barbara (La dame brune), Barbara et Édith Piaf (Milord). Ses chansons contiennent des mots simples d’amour «et de son vécu». Ce grand amoureux des femmes et du mélange des cultures a parcouru le monde pour faire entendre ses chansons.
Les gens âgés de 60 ans et plus se rappellent, sans doute, de ses chansons qui faisaient partie de leur discothèque. Sa chanson Le Métèque est devenue l’hymne de l’antiracisme et du droit à la différence, le cri de révolte de toutes les minorités.
Ce grand voyageur, chanteur et poète était également un champion de tennis de table, eh oui!
Il chantait Ma liberté, qu’il a vécue profondément tout en conservant une grande amitié et un intérêt spécial pour les jeunes débutants de la chanson française.
En 2011, lors d’une entrevue accordée à un journal français, il confiait avoir trop fumé… «Mais je ne fume plus depuis 20 ans et je fais tout pour que cette condition pulmonaire ne progresse plus.» Hélas, la maladie a progressé et nous pleurons son départ. Néanmoins, nous pouvons nous consoler en écoutant ses chansons, qui représentent son legs à nous tous!