Un livre-choc qui mérite un suivi sérieux

Alcide F. LeBlanc
Moncton

En parlant de livres, Francis Bacon (1909-1992) est souvent cité pour avoir dit: «Il y a des livres auxquels il faut seulement goûter, d’autres qu’il faut dévorer, d’autres enfin, mais en petit nombre, qu’il faut, pour ainsi dire, mâcher et digérer.»

Eh bien, après avoir lu attentivement et passionnément le dernier ouvrage de Me Serge Rousselle, Pris en flagrant délit, je crois sincèrement que ce livre reflète la pensée de Bacon, «mâcher et digérer».

En quelque sorte, la thèse de ce livre me rappelle aussi le fameux article écrit par Émile Zola, J’Accuse, qu’il publiait, en 1898, dans l’Aurore, un ancien journal français. Les propos de l’écrivain s’adressaient au président Félix Faure et condamnaient l’injustice commise envers Alfred Dreyfus, un officier militaire d’origine juive qui, croyait-on, avait vendu des secrets militaires à l’Allemagne. Zola y demandait la tenue d’un nouveau procès qui d’ailleurs a innocenté Dreyfus et condamné le vrai coupable.

Qui va maintenant agir dans notre propre saga universitaire alors que bien des gens se demandent où est la vérité? Quelle fut l’utilité du comité de sélection dans l’embauche du personnel-cadre, en 2011? Et de multiples autres questions soulevées.

Pour sortir de ce bourbier et de cet embarras, je crois que le nouveau recteur et le conseil des gouverneurs de notre université doivent former un comité d’au moins trois personnes sages, indépendantes de notre institution, en vue de faire toute la lumière si oui ou non les autorités universitaires, en 2011, ont bien respecté le processus d’embauche selon la justice, la transparence, l’équité et l’intégrité.

Comme Zola, la population attend des résultats!